Qui sommes nous ?

Contraste est un média participatif d'initiative citoyenne tenu par des étudiants. Notre objectif est de promouvoir un espace public où chacun peut s'exprimer ainsi que se former un esprit critique.

 

C'est pourquoi Contraste propose, dans sa section "le débat", deux tribunes opposées sur des sujets clivants.

Nous suivre:

  • Facebook - Black Circle
  • Twitter - Black Circle
  • Instagram - Black Circle

Contraste reposant sur une participation bénévole de ses rédacteurs, nous cherchons activement des étudiants, voire des lycéens, désireux de participer à cette initiative citoyenne. 

Manuel Bompard (LFI) #DébatUE19

08/03/2019

 

Dans le cadre du débat organisé par l’association Eurofeel le 12 mars prochain, Manuel Bompard a accepté de venir défendre le programme de La France Insoumise (LFI).

 

Secrétaire national du Parti de Gauche de 2010 à 2018, coordinateur de la campagne de Jean-Luc Mélenchon pour les élections présidentielles de 2017, ce docteur en mathématique de trente-deux ans s’attèle à présent à l’Europe. Désigné numéro 2 sur la liste des candidats insoumis -derrière Manon Aubry-, il souhaite avec ses collègues réformer en profondeur les traités européens. 

« Je souhaite faire de l’élection européenne un point d’appui vers la conquête du pouvoir dans notre pays. Nous devons pour cela faire de cette élection un référendum anti-Macron tout en dénonçant l’Europe de la caste et en montrant l’utilité de député·e·s européen·ne·s insoumis·es. Je travaillerai sur les questions d’industrie, de recherche et d’innovation qui sont trop peu présentes dans le débat public alors qu’elles sont indispensables pour la relocalisation de l’économie et la planification écologique. »

 

 

L’Europe insoumise - un programme en cinq points 

 

« L’Avenir en commun, en Europe aussi ! » 

 

 

En tant que secrétaire national et militant depuis plus d’une dizaine d’années, Manuel Bompard est porteur d’un programme de coeur, celui de L’Avenir en commun qui servit de base aux ambitions nationales du parti lors des présidentielles de 2017. Il n’en reste pas moins que l’ensemble des problématiques explorées dans cet ouvrage s’appliquent tout autant au niveau européen, les valeurs du parti restant les mêmes : « Nous voulons une Europe porteuse de paix, de progrès social, de démocratie, d’émancipation, qui assume sa responsabilité de lutter contre le changement climatique et la catastrophe écologique. Nous portons un projet humaniste pour vivre en harmonie avec les autres êtres humains, la nature et les animaux. Nous proposons une Europe, non de la concurrence, mais de la coopération fondée sur la liberté, l’égalité et la fraternité entre les personnes, les Nations européennes et le reste du monde. »

 

Voici les cinq points exhaustifs du programme (pour plus de détails voir le site internet du parti): 

 

 

 

- 1) Le respect de la souveraineté des peuples. La première motivation est celle d’assurer la souveraineté populaire en légitimant la sortie des traités européens actuels, l’exonération des règles du pacte de stabilité et du traité budgétaire et enfin permettre une reconnaissance du droit de chaque Etat de désobéir aux règles européennes si ces intérêts sont en jeu. La deuxième, économique, est plus complexe et repose sur un frein au libéralisme exacerbé. Ensuite, LFI propose un renouvellement de « l’oligarchie » européenne afin d’approfondir la démocratie : repousser les lobbys privés des institutions, transparence des débats au sein du Conseil européen… Enfin, le programme détaille de quelle manière le parti veut augmenter les pouvoirs nationaux et renforcer le parlement européen. 

 

- 2) La planification écologique. Ce point est particulièrement dense. Il s’agit une nouvelle fois du plan national proposé en 2017 lors des élections mais appliqué au niveau européen. Il globalement propose une protection efficace de l’écosystème, les biens communs, la santé et les animaux. L’objectif des 100% d’énergies renouvelables en Europe est aussi présent, toujours d’ici 2050. Il faut aussi sur pencher sur la question agricole : plus écologique et une alimentation de qualité par un renforcement de la Politique Agricole Commune. La planification écologique est nécessaire, et se fera protégeant les territoires. 

 

- 3) Sortir de l’asservissement de la finance, fin du dumping fiscal et social. Il a une réelle importance à ce que le dumping social cesse, en mettant en place une égalisation sociale et en renforçant la coopération entre les territoires. Il faut aussi pour cela développer les services publics et porter la Sécurité sociale, la défendre et la soutenir. L’Euro ne doit plus jeter source de toutes les attentions : pour une relance sociale et écologique (plan de relance par l’investissement public, fin de la toute-puissance de la BCE…). C’est le même combat concernant la finance, les multinationales et les évadés fiscaux. Enfin, les outre-mer ont un grand rôle à jouer car elles préfigureront l’avénement de sociétés auto-suffisantes et écologiques. 

 

- 4) « Construire la paix et les coopérations ». Les traités ne respectent la promesse de paix qui était la base même de la fondation de l’idée européenne. Le libre-échange est incompatible avec cette vision initiale, et il est nécessaire d’instaurer un protectionnisme solidaire. Cette voie ne suppose pas la rupture avec les autres pays, au contraire, et le parti, de vouloir coopérer avec les pays en développement, place au coeur de ce point la construction de la paix. Il faut pour cela lutter contre le terrorisme et faire de la sûreté un droit fondamental. 

 

- 5) Plus de droits et de libertés face aux réactionnaires. Face à la montées des extrêmes-droites, non seulement au sein des pays mais aussi au sein des gouvernements, il est urgent de remettre en avant les droits humains et promouvoir l’égalité. Cela passe aussi par un agissement pour les libertés individuelles et collectives, l’émancipation des femmes et une réelle laïcité. L’éducation doit devenir digne des enjeux que porte le XXIème siècle (création d’un Conseil Européen de Protection de l’Enfance…) et réaffirmer le rôle de la culture. Enfin, et point de crise majeur, il faut arrêter de faire la guerre aux migrants et permettre à tous de « vivre et travailler au pays ». 

 

Rendez-vous le 12 mars prochain au Théâtre Barrière de Bordeaux, 20H- billetterie

 

 

 

 

 

 

 

Share on Facebook
Share on Twitter
Please reload

Please reload

Nos derniers articles: