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Une nouvelle gauche

07/05/2017

Benoît Hamon et Jean Luc Mélenchon sont-ils en train de créer une nouvelle gauche ?

Décryptage de la présidentielle 1/4

 

 

2 hommes. 1 même électorat. 1 juge de paix : le suffrage universel. Lors de l’élection présidentielle 2017, les urnes ont rendu un verdict. Le premier, Jean-Luc Mélenchon, a obtenu 19,58% voix. Le second, Benoît Hamon, réalise un score catastrophique avec 6,36% des suffrages. Le programme des deux candidats étant souvent présenté comme très proche, l’un peut-il laisser sa place à l’autre ? Analyse de leur campagnes respectives.

 

Benoît Hamon, le frondeur

 

Vainqueur de la primaire de la Belle alliance populaire en janvier 2017 face à Manuel Valls, Hamon devient le candidat du Parti Socialiste pour l’élection présidentielle. Son plébiscite (plus de 58% des voix) lui permet d’imposer ses convictions socialistes dans un parti de plus en plus libéral. Lui l’ancien frondeur du gouvernement Hollande. L’ancien ministre de l’Education nationale a débuté sa campagne sur une dynamique. Parmis ces propositions, le revenu universel, la légalisation du cannabis, la police de proximité. En tant  que socialiste il propose une plus grande intervention de l’Etat dans le système économique, notamment un plan d'investissement massif dans l’économie. Il propose également la transition écologique c’est à dire le développement des énergies renouvelables, sortir progressivement du nucléaire. En bref, un programme qui reflète pleinement la tradition socialiste.

 

Jean-Luc Mélenchon, l’insoumis

 

Ancien socialiste, il a participé à la campagne présidentielle de 2012. Très déçu de son score (11%), il fait une dépression et se promet de recommencer en 2017. Connu pour son talent à  exciter les foules et ses capacités d’orateur cette ancien enseignant crée son mouvement “La France insoumise”. Il lance sa campagne (sans l’appui du front de gauche). “Phi” un symbole récemment fabriqué pour son mouvement politique communique l’idée de philosophie, soit “l’amour de la sagesse”. Comme Hamon, il propose une transition écologique (sortir du nucléaire). Ainsi qu’un plan d’investissement massif dans l’économie de l’ordre de 170 milliards d’euros, un moindre rôle de l’Etat tout court. Il veut cependant embaucher plus de fonctionnaire afin de réduire le chômage. Il veut également la police de proximité. Néanmoins à la différence de Hamon il propose une sortie de l’union Européenne.

Un programme également socialiste.

 

2 hommes pour une seule place

 

Des tentatives de rapprochement entre les deux candidats ont été mises en place durant la campagne. Benoît Hamon, après avoir négocié un accord avec le candidat écologiste Yannick Jadot le 26 février, comptait ensuite négocier avec le leader de la France Insoumise. Cependant ce dernier s’est toujours refusé à retirer sa candidature. Le temps de la campagne a permis de mesurer à quel point leur programme était proche, excepté sur l’Union Européenne. Mais le charisme et l’activisme des militants de Mélenchon ont eu raison d’un parti socialiste menacé d’implosion. Une dynamique mélenchoniste s’installe et à la mi-mars celui-ci passe pour la première fois devant Hamon dans les sondages. La dynamique s’amplifie alors que le calendrier avance. L’ancien ministre de Hollande voit au même moment son électorat s’éloigner de lui. Les rôles s’inversent, et certains demandent alors à ce dernier de retirer sa candidature au profit de Mélenchon au nom du fameux “vote utile”. A l’image du philosophe Patrice Maniglier dans Libération le 11 avril : “ vous renoncez maintenant à votre candidature en faveur de Jean-Luc Mélenchon ; la dynamique que ce dernier a acquise lors des dernières semaines sera confirmée [...] le candidat de La France Insoumise pourra alors très vraisemblablement gagner l’élection présidentielle ”. Néanmoins Hamon fait la sourde oreille comme son concurrent l’avait fait plus tôt. Divisés, aucun des deux n’atteindra le second tour de la présidentielle.

 

Au final, avec un score à peine inférieur à 20%, il ne fait nul doute que Mélenchon serait au second tour du scrutin présidentiel sans Benoît Hamon. La compatibilité de leur programmes respectifs aurait soudé les deux électorats. Une leçon à retenir pour la gauche.

Cependant, la dynamique de La France Insoumise aura permis de créer une nouvelle force politique dans le paysage français. Intéressant en vue des législatives...

 

 

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