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C'est pourquoi Contraste propose, dans sa section "le débat", deux tribunes opposées sur des sujets clivants.

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Revenu universel : utopie ou avenir ?

Le revenu de base : une utopie ou bien un revenu d’avenir ?

 

 

Vivre dignement, éradiquer la pauvreté, valoriser les activités culturelles…

Le revenu universel, mesure phare du programme de Benoît Hamon, est très attrayant. Cependant, elle est décriée pour son coût très élevé. Alors, revenu de base, un solution d’avenir ou une utopie ?

 

De quoi parle-t-on ?

 

« Revenu de base » « revenu universel » ou bien encore « revenu d’existence » c’est l’idée à la mode qui a divisé tous les candidats au début de cette campagne présidentielle 2017.

Tout d’abord évoqué implicitement par la chrétienne démocrate Christine Boutin sous le nom de « dividende universel » en 2003, c’est en 2017 durant les primaires que ce revenu tente de se faire une place comme un revenu pour tous, financé par des aides sociales et une refonte de l’impôt sur le revenu.

Assurer un revenu minimum à chaque personne, afin qu'elle ait au moins les moyens de se loger et de se nourrir, bref, de combler ses besoins primaires. Cette idée, qui paraît utopique à première vue, gagne pourtant en popularité de mois en mois. Benoît Hamon, candidat à la primaire socialiste lors de la présidentielle de 2017 en a même fait l'une de ses principales mesures. Cette idée phare de son programme ne lui a cependant pas permis de gagner les élections...

 

Alors pour le revenu de base ?...

 

Depuis la crise financière de 2007, la plupart des pays riches sont confrontés à une hausse de la pauvreté. En effet, avoir un emploi ne protège plus de ce phénomène. Si en Europe, les travailleurs pauvres représentent plus de 9 % de la population active, en France, l'Observatoire des inégalités en recense plus d'un million. 
Face à un tel constat, le revenu universel semble avoir des vertues infinies, puisqu'il s'agit d'une ressource de base pour les travailleurs fragilisés. Il constitue également un mécanisme d'incitation au travail. En effet, il est possible de le cumuler aux revenus issus d’un emploi, contrairement aux allocations actuelles. On peut également parler de sa dimension “humaine” : garantir un revenu à tous c’est un moyen pour chacun de réaliser ses projets. De sa dimension économique : il permettrait d’augmenter le pouvoir d’achat et donc relancerait la consommation. De sa dimension culturelle : avec une plus grande sécurité financière, n’importe qui pourrait décider d’aller plus souvent au musée ou au cinéma  Enfin, le revenu universel pourrait permettre la relance de la construction européenne, qui cherche aujourd'hui un nouveau projet commun fédérateur et mobilisateur. Toutefois, son instauration se heurte à deux principales objections : un coût important et le fait qu'elle pourrait dissuader les bénéficiaires de travailler.

 

...ou bien contre ?

 

Malgré les avantages de ce revenu certaines ombres restent bien présentes. La première et la plus importante celle du coût. En effet, instaurer un revenu de base de 600 euros par mois à toute la population coûterait de l’ordre de 372 milliards d’euros pour l’Etat selon l’institut Montaigne. Étant une somme indéfinie mais cependant très élevée elle risque d’accroître le déficit et la dette publique. De plus il reste important de ne pas oublier que l’instauration du revenu universel risque d’accroître certaines inégalités dont celles entre les « riches » et les « pauvres ». Mais encore il risque la destruction du système redistributif de la sécurité sociale avec lequel tout le monde est soigné gratuitement ou presque quelques soient les revenus de chacun. Mais surtout le travail salarié reste un fondement central de notre société, du mérite, de l’effort, ne nous sommes peut-être pas prêts à changer de philosophie, de rompre le lien entre le travail et la rémunération.

 

En définitive, le revenu universel comporte sûrement autant d’avantages que d’inconvénients. Il permettrait d’éradiquer la pauvreté ou bien de protéger un salarié. Mais il creuserait assurément les déficits publics, sans compter qu’il remettrait en cause notre modèle sociétale, basé sur le “tout travail mérite salaire”. Néanmoins son entrée dans le débat politique est une bonne chose, porté notamment par Benoît Hamon à gauche ou encore Jean-Frédéric Poisson à droite.

Peut-être le revenu universel est-il un revenu d’avenir dans un monde qui change.

 

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